Au moment ou le Conseil Constitutionnel décide de l'irrecevabilité d'une partie du texte de loi (la partie administratorépressive), il serait opportun que l'ensemble des acteurs de la filière musicale et les responsables politiques se décident de trouver une alternative à cette impasse. Personne n'imagine que les auteurs, compositeurs, interprètes, producteurs, éditeurs puissent être privés de leurs légitimes rémunérations.
N'est il pas temps de rafraîchir le concept de "licence légale" ou celui de "contribution volontaire" et mettre fin au manichéisme des tenants du tout répressif.
Quand notre (pas la mienne) ministre de la culture se vante en annonçant que 90% de son texte a été validé par le Conseil Constitutionnel, elle "oublie" de préciser que les 10% restant étaient le coeur du projet.
Dans quel pays démocratique voit on que chacun d'entre nous doive prouver son innocence? Nous pouvons faire confiance au gouvernement pour créer une nouvelle loi ou astuce juridique, d'autant que les oppositions sont sous anesthésie générale. Au moins demain les "contrevenants" seront jugés par ...un juge. Ce qui semble le minimum, et l'accusation devra apporter la preuve du délit.
Autre sujet : le marché du single physique est mort. Penser qu'au mois de mai 2009, il s'est vendu à peine 32 000 unités sur l'ensemble du territoire. Si vous ramenez ce chiffre au département et à la journée, cela veut dire qu'il se vend en moyenne 45 singles par jour et par département en France. De quoi déprimer Clichy, l'avenue Mac Mahon, la rue des fossés Saint Jacques et celle du Mont Cenis.
Michel De Souza
jeudi 11 juin 2009
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