lundi 28 septembre 2009

Hadopi, la "plaisanterie" continue.
La loi est votée, sera t elle appliquée? A la veille des débats à l'assemblée nationale, j'étais surpris du manque de discernement, de sang froid et de pragmatisme des tenants de "l'hadopi attitude". Par charité chrétienne, je passe sous silence les propos honteux du président du Snep, comparant les téléchargeurs illégaux d'aujourd'hui, aux "commerçants" français de la 2 ème guerre mondiale, vendant, je cite :" du beurre aux allemands". Funeste erreur, pour information, l'armée allemande n'avait nullement besoin de s'approvisionner via des réseaux parallèles, car ces derniers avaient accès à tout, pour cause. C'était des français qui vendaient à des français.
Je me dis qu'une industrie que passe son temps depuis maintenant 7 ans à criminaliser ses clients ou ses futurs clients, manque sérieusement de perspectives. L'impasse dans laquelle elle s'est engagée, présage des lendemains encore plus difficile pour elle.
Je suis persuadé que le modèle économique proposé, si on peut appeler la loi hadopi, modèle économique, est voué à l'échec.
Le comportement de notaires de province des tenants de la filière musicale (je sais que cela est peu courtois pour les notaires de province), qui se comportent comme des boutiquiers, n'ayant que le mot "mes droits, mes droits" à la bouche est voué à l'échec. Cette loi est perçue par la majorité des populations visées, comme illégitime, aussi sera t elle inapplicable socialement parlant, sans parler de sa non opérabilité technique.
Je suggère, en toute modestie, à mes ex camarades à réfléchir à d'autres modèles. Pourquoi ne pas proposer la contribution volontaire (d'un montant modeste mensuel à déterminer, entre 5 et 10 €) pour l'accès à l'ensemble des catalogues musicaux, auquel sera proposé toute une série de services périphériques à créer, à inventer. Je sais que cela est beaucoup plus douloureux que l'insulte, mais certainement plus créatif, pérenne et responsable.
Je pense aussi que les artistes pro hadopi, devraient se poser la question de leurs revenus et de la répartition de ces derniers. Je ne suis pas sur que tous soient au courant du modèle actuel promotionné par les dirigeants des majors ou des labels dits indépendants. Demander à vos chefs de projets de vous en expliquer l'économie. Je suis curieux de leurs explications et de vos réactions.
Bonne semaine